Les blessures et pathologies de la jambe
La jambe correspond à la partie du membre inférieur située entre le genou et la cheville. Très sollicitée lors de la marche, de la course, des sauts et des changements de direction, elle peut être touchée par des blessures musculaires, osseuses, tendineuses ou neurologiques.
Chez Physio Normandie ISO, la prise en charge commence par un bilan précis afin d’identifier la structure concernée, d’évaluer les capacités fonctionnelles et de proposer une rééducation adaptée aux objectifs de chaque patient.

Comprendre l’anatomie de la jambe
La jambe est constituée de deux os principaux :
-
le tibia, os porteur situé sur la partie interne ;
-
la fibula, anciennement appelée péroné, située sur la partie externe.
Ces deux os sont reliés par une membrane interosseuse. Ils servent de points d’insertion à de nombreux muscles organisés en plusieurs compartiments, appelés loges musculaires.
La loge antérieure
Elle comprend notamment le muscle tibial antérieur et les muscles extenseurs des orteils. Elle participe à la remontée du pied et au contrôle de sa pose au sol.
La loge latérale
Elle contient principalement les muscles fibulaires. Ceux-ci contribuent à la stabilité latérale de la cheville et au contrôle du pied.
La loge postérieure superficielle
Elle regroupe principalement les deux gastrocnémiens et le soléaire. Ces trois muscles forment le triceps sural, qui se prolonge par le tendon d’Achille. Ils permettent notamment de pousser sur l’avant-pied, courir et sauter.
La loge postérieure profonde
Elle comprend plusieurs muscles participant à la flexion des orteils, à la mobilité de la cheville et à la stabilisation du pied.
La jambe comporte également des vaisseaux sanguins et des nerfs, dont le nerf fibulaire commun et le nerf tibial. Ces structures assurent la sensibilité, la commande musculaire et la vascularisation du membre inférieur.
Comment le diagnostic est-il réalisé ?
Le bilan commence par un entretien portant sur :
-
les circonstances d’apparition de la douleur ;
-
la présence d’un traumatisme ou d’une augmentation des entraînements ;
-
la localisation précise des symptômes ;
-
leur évolution pendant et après l’effort ;
-
la présence d’un gonflement, d’un hématome ou de troubles sensitifs ;
-
les difficultés rencontrées lors de la marche ou du sport.
L’examen clinique permet ensuite d’évaluer la mobilité du genou et de la cheville, la force musculaire, la palpation des os et des muscles, la marche, les appuis ainsi que les fonctions nerveuses et circulatoires.
Selon l’hypothèse diagnostique, le médecin peut prescrire :
-
une radiographie pour rechercher une fracture ;
-
une échographie pour étudier certaines lésions musculaires ou tendineuses ;
-
une IRM pour analyser les tissus mous ou rechercher une fracture de fatigue ;
-
un scanner pour préciser certaines lésions osseuses ;
-
un électroneuromyogramme en cas de suspicion d’atteinte nerveuse ;
-
une mesure des pressions musculaires lorsqu’un syndrome des loges d’effort est suspecté.


Le traitement et la rééducation
Le traitement est personnalisé selon la structure atteinte, la gravité de la blessure et les objectifs du patient.
La rééducation peut comprendre :
-
la diminution temporaire des activités douloureuses ;
-
la récupération de la mobilité du genou et de la cheville ;
-
le renforcement des muscles de la jambe ;
-
le travail de l’équilibre et du contrôle des appuis ;
-
la rééducation de la marche ;
-
la reprise progressive de la course et des sauts ;
-
la préparation aux accélérations et aux changements de direction ;
-
l’accompagnement avant ou après une intervention chirurgicale ;
-
la prévention des récidives par une gestion adaptée de la charge.
Chez le sportif, la reprise s’appuie sur l’évolution des symptômes, la récupération de la force, la qualité des appuis et la capacité à reproduire les gestes spécifiques de la discipline.
Quand consulter rapidement ?
Une évaluation médicale urgente est nécessaire en présence de :
-
déformation visible de la jambe ;
-
plaie profonde ou suspicion de fracture ouverte ;
-
impossibilité de prendre appui après un traumatisme ;
-
douleur très intense ou disproportionnée ;
-
jambe extrêmement tendue et gonflée ;
-
perte de sensibilité ou faiblesse brutale du pied ;
-
pied pâle, froid ou présentant un changement de couleur ;
-
gonflement inhabituel du mollet associé à une douleur ;
-
essoufflement ou douleur thoracique.
Une fracture de jambe avec douleur vive et impossibilité d’appui constitue une urgence. Il ne faut pas manipuler ou tenter de réaxer le membre ; les services d’urgence peuvent être contactés au 15 ou au 112.


